Tuberculose wd 24 mars 2026

Journée mondiale de la tuberculose

La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose vise à rappeler que cette maladie contagieuse fait encore plus d’un million de morts par an dans le monde. Au 18e et au 19e siècles, en Europe, une personne sur sept décédait des suites de cette maladie. C’est le 24 mars 1882 que Robert Koch a indiqué avoir fait la découverte du bacille à l’origine de la tuberculose à Berlin – une avancée majeure qui a permis le développement d’une thérapie. La « Commission centrale suisse contre la tuberculose », qui est aujourd’hui la Ligue pulmonaire suisse, a commencé ses activités en 1903.

En Suisse, nombreux sont ceux et celles qui pensent que la tuberculose a été éradiquée. Or c’est loin d’être le cas : après avoir brièvement cédé la place au COVID-19, la tuberculose est de nouveau la maladie infectieuse la plus mortelle au monde. Bien qu’il existe des traitements efficaces depuis plusieurs décennies, on recense encore plus d’un million de décès dus à la tuberculose par an. Dans notre pays également, le nombre de cas a augmenté l’année dernière.

En 2025, 543 personnes se sont vu diagnostiquer une tuberculose en Suisse, soit 122 de plus que l’année précédente. Il s’agit surtout d’immigrés originaires de pays où cette maladie est encore très répandue. Les personnes nées en Suisse, en revanche, contractent plus rarement la tuberculose.

Dans notre pays, le risque d’attraper la tuberculose est très faible. Et lorsque cela se produit, la maladie fait l’objet d’un traitement efficace. Si elle est diagnostiquée rapidement, il y a de bonnes chances pour que l’on en guérisse sans séquelles. Pour ce faire, il faut toutefois prendre quotidiennement des médicaments pendant plusieurs mois, de façon rigoureuse. Grâce aux offices cantonaux de la santé publique, aux médecins et aux experts des services cantonaux spécialisés dans la tuberculose, cette maladie faisant l’objet d’une déclaration obligatoire, reste sous contrôle.

Répandue et redoutée dans les pays pauvres Dans certains pays où le niveau de vie est moins élevé qu’en Suisse, la tuberculose demeure un grave problème socio-économique. La croissance démographique, l’instabilité sociale et politique, des conditions de vie et d’hygiène défavorables, la dénutrition ainsi que les difficultés d’accès aux médicaments et aux soins de santé font que davantage de personnes risquent de contracter cette maladie. La tuberculose est représentative des inégalités à l’échelle mondiale : là où elle fait le plus de ravages, on déplore des difficultés d’accès aux soins. « The cure is where the disease is not, and the disease is where the cure is not » (Le remède se trouve là où la maladie n’est pas, et la maladie se trouve là où le remède n’est pas), écrit John Green dans son bestseller « Tout est tuberculose. Vie et survie de la plus mortelle des infections », citant le Dr Peter Mugyenyi.

Centre de compétence Tuberculose Sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique, la Ligue pulmonaire suisse dirige le Centre de compétence Tuberculose. Par le biais de formations continues et d’un symposium annuel, ce

dernier s’assure que les professionnels sont systématiquement au fait des dernières évolutions relatives à la tuberculose. Membre d’un réseau international, le centre de compétence contribue à la surveillance épidémiologique dans notre pays et constitue l’interlocuteur des organisations, des personnes concernées et de la population pour tout ce qui touche à la tuberculose en Suisse : liguepulmonaire.ch/tuberculose ou tbinfo.ch

Lors du Symposium Tuberculose qui se tiendra le 24 mars 2026 à Berne, des spécialistes présenteront des données et projets actuels et échangeront au sujet de la lutte contre la tuberculose en Suisse.